[Critique] – Hideous


Hideous affiche film

Réalisateur : Charles Band

Année de Sortie : 1997

Origine : États-Unis / Roumanie

Genre : Monstres & Créatures

Durée : 1H22

Le Roy du Bis : 6/10


Action Mutante


Le Cabinet des Monstruosités

Le postulat de départ a tout d’une de ces légendes urbaines voulant que certaines personnes abandonnent parfois des reptiles, des poissons, voire des fœtus avortés dans leurs vides sanitaires. Mais les déchets des uns font les trésors des autres. L’histoire met ainsi aux prises deux collectionneurs riches à millions, cherchant à s’accaparer une étrange difformité génétique repêchée dans une station d’épuration.

L’un d’entre eux, Napoleon Lazar (Mel Johnson Jr., le chauffeur de taxi mutant dans Total Recall), formulera la meilleure offre, mais se fera dérober le spécimen par l’assistante très particulière (Jacqueline Lovell, femme fatale excentrique se baladant dans son plus simple appareil) de son rival, le docteur Emilio Lorca (Michael Citriniti, aperçu très succinctement dans Les Affranchis). L’acquéreur va alors engager un détective privé (Jerry O’Donnell, sorte de copycat de Mark Ruffalo) pour confronter son concurrent, accompagné de la vendeuse et de sa secrétaire écervelée. 

Hideous critique film

Les Créatures sont vivantes !

Comme souvent, la mise en scène de Band se limite à un académisme formel à travers quelques travellings et mouvements de caméra permettant de mettre en valeur son environnement et d’y faire évoluer ses acteurs. Le producteur n’a jamais été réputé pour verser dans l’esbroufe visuelle, mais bien pour tourner vite et peu cher. On comprend toutefois ce qui a motivé le producteur à passer derrière la caméra à la lecture du script de Neal Marshall Stevens. Il est clair que la sympathie du réalisateur va à ces fœtus avortés n’aspirant qu’à s’épanouir en dehors de leur captivité. 

Contrairement aux comédies fantastiques habituelles de Charles Band, le film prend la forme d’une parabole assez grossière, bien que délirante, sur cette frénésie compulsive poussant les collectionneurs à combler le vide de leur vacuité existentielle. De la même manière, le producteur semble, comme toujours, animé par ce fétichisme exacerbé pour ses petites marionnettes (pour certaines animatroniques) auxquelles il porte un intérêt tout particulier. D’ailleurs, ce dernier envisageait à l’époque de lancer une franchise à succès autour de ces personnages.

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