[Critique] – Bloody Murder


Bloody Murder affiche film

Réalisateur : Ralph E. Portillo

Année de Sortie : 2000

Origine : États-Unis

Genre : Slasher

Durée : 1h28

Le Roy du Bis : 4/10
Thibaud Savignol : 3/10


Le retour du Code Hays


Ah, ça faisait longtemps. Un petit direct-to-video du début des années 2000, déniché sur Dealicash (le cash express virtuel) pour la pas si modique somme de 2 euros 67. Putain de Covid et de Guerre en Ukraine, qui ont apparemment même impacté le marché des séries Z pour bisseux dégénérés. Ou peut-être que l’euro symbolique n’est pas de mise parce qu’on a affaire à une véritable pépite ? Si seulement. La jaquette ne laissait pas espérer grand chose, et nous voilà donc à nouveau face à ce type de série Z tant redoutée.

Le Z du Z

Dans l’univers parallèle de la série Z, du bis et du film fauché au budget proche d’un Smic, se distinguent deux catégories : ceux qui ont la décence d’être fun et ceux qui sont chiants comme la mort. Pas de chance pour nous aujourd’hui, ce Bloody Murder appartient à la seconde catégorie. À l’image du Joueur du Grenier qui clamait sa souffrance pour les jeux juste nuls et barbants, il en va de même pour le 7e art. Si les non-initiés fuient rapidement ce genre de métrage (peut-on vraiment les en blâmer ?), les aficionados de péloches incongrues (terme poli pour ne pas dire couillons) savent reconnaître le «mauvais» film généreux et appréciable. Celui avec une âme, qui proposera un spectacle au rabais mais généreux et sincère. Mais Ralph E.Portillo en a décidé autrement.

Bloody Murder Critique Film

Horreur tous publics

Bon, c’est rigolo cinq minutes de taper sur un réalisateur manchot, mais il va bien falloir parler du long-métrage en question à un moment. Slasher opportuniste profitant de la vague lancée par Scream en 1996, le film cite ses références en bon petit élève, recyclant la formule ad-nauseam. On suit donc l’habituelle bande de teenagers préparant un camp de vacances pour marmots, qui vont se faire écharper un par un durant 90 longues minutes. Commençons par le positif. Malgré un script en apparence simpliste le film parvient habillement à brouiller les pistes, rabat les cartes à plusieurs reprises, et bien malin celui découvrira l’identité du tueur. De plus, le climax enchaîne habillement les twists, mis à part celui de l’épilogue putassier au possible.

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