[Critique] – Trancers 3


Trancers 3 Affiche film

Réalisateur : C. Courtney Joyner

Année de Sortie : 1992

Origine : États-Unis

Genre : Flic Du Futur

Durée : 1h25

Le Roy du Bis : 6/10


Retour sans Espoir


Des Lendemains de Malheur

Tim Thomerson rempile bien évidemment, tandis que l’actrice Helen Hunt se cantonnera à une furtive apparition pour acter le divorce avec le héros (et le studio). Cette séparation intervient en raison d’un conflit d’emploi du temps. En effet, l’actrice ayant désormais le pied à l’étrier, elle tournait dans la sitcom Dingue de Toi qui la propulsera au rang de star à Hollywood. 

Bien que le second degré soit toujours de mise, Trancers 3 abandonne les gaudrioles entre clochards et parenthèses récréatives de son prédécesseur pour une atmosphère plus sombre et mature. Le réalisateur troque également le monde du jour pour celui de la nuit, permettant d’user de néons et décors plus en phase avec l’idée que le public se faisait à l’époque du futur.

Trancers 3 Critique Film

Afin d’éviter l’apocalypse de 2352 opposant les derniers hommes à des armées de Trancers, Jack Deth et son nouveau partenaire sont envoyés dans le passé en 2005 (soit le futur à l’époque de la sortie du film, vous suivez ?) afin de renverser le rapport de force. Les deux héros devront donc botter des culs et blaster des bidasses sous stéroïdes pour enrayer le cours de l’histoire et éviter l’extinction de toute l’humanité. Si celle-ci n’est pas provoquée par une faille du continuum espace-temps.

Muscle +4000

En recentrant l’intrigue au cœur d’un futur dystopique, le réalisateur aux multiples casquettes affiche clairement ses ambitions et opère une véritable césure avec les deux précédents opus, concrétisant enfin les rêves des fans les plus dévolus de cette petite saga. Malheureusement, faute de créances alloués à la production, les décors se limiteront à des coursives, vestibules, un bar, ainsi qu’un bien piètre complexe militaire défendu bec et ongle par des gardes aussi vifs et précis que des junkies chargés à bloc. Fatalement, ces intérieurs manquent de nuance et de variété, réduisant la vision du cinéaste à peau de chagrin. 

Avec son duo de flics mal assortis, Trancers 3 aurait pu s’inscrire dans la dynamique du buddy movie. Malheureusement, le cinéaste ne leur laisse que peu d’interactions. En réalité, ce nouveau compagnon d’arme mono-expressif n’est qu’un leurre permettant de ménager l’acteur Tim Thomerson souffrant d’un terrible lumbago. Le Chow Yun Fat de la Full Moon Features n’était donc pas en mesure de déployer l’éventail de ses capacités physiques, toutes proportions gardées, évidemment. 

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