[Critique] – Chronicle


Chronicle Affiche Film

Réalisateur : Josh Trank

Année de Sortie : 2012

Origine : États-Unis / Royaume-Uni

Genre : Ados Boostés

Durée : 1h24

Le Roy du Bis : 6,5/10
Thibaud Savignol : 6/10


Rebels Without a Cause


Des Possibilités Infinies

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir disposer de super pouvoirs pour soulever les jupes des filles comme Bruce tout puissant, voler comme Superman et se renvoyer la balle au milieu des nuages, ou bien jongler avec des carcasses de voitures et les broyer de la paume de la main comme Dark Vador ? C’est ce que propose ce film sobrement intitulé Chronicle, dépeignant les états d’âmes d’un adolescent en souffrance, sombrant peu à peu dans le chaos. 

Chronicle Critique film Dane DeHaan Found Footage

Andrew est un éternel souffre-douleur, frustré et mal dans sa peau, quittant l’enfer de la maison pour en retrouver un autre. La lente agonie de sa mère en phase terminale et les excès violents de son père chômeur et alcoolique sont devenus son pain quotidien. Heureusement, Andrew peut compter sur le soutien de Matt, son cousin, et de son pote Steve. Un soir, les trois adolescents vont entrer en contact avec une matière d’origine inconnue, et se mettre à développer des dons de télékinésie. Mais un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, ce qui dans la main d’une personne tourmentée peut vite devenir une arme de mort et de destruction massive.

La Crise de l’Adolescence

Dans Chronicle, les raisons de filmer ne sont jamais véritablement explicités. En réalité, cet exercice a une portée expiatoire comme peut l’être celle d’un journal intime. Andrew filme pour exorciser ses traumatismes et échapper à la réalité. Peut-être le fait-il également par besoin de reconnaissance affective qu’il peine habituellement à recevoir dans son environnement et qu’il peut désormais contrôler et refaçonner à loisir.

Chronicle Critique film Dane DeHaan Found Footage

Une fois n’est pas coutume, le film trahit cependant sa diégèse en alternant plusieurs points de vue (nombreux champs/contrechamps). Dans la dernière partie, l’objectif échappe à tout contrôle, n’étant jamais en mesure de saisir l’ampleur et la démesure de la lutte titanesque qui se joue. Le recours aux secousses et décadrages s’avère alors totalement justifié, tant les personnages guidés par leurs émotions, ne sont plus en capacité d’investir correctement le champ de la caméra. Quant à l’enregistrement, on suppose qu’il aura été retrouvé par un moine tibétain égaré.

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