[Critique] – Deathbed


Deathbed affiche film

Réalisateur : Danny Draven

Année de Sortie : 2003

Origine : États-Unis

Genre : Lit Hanté

Durée : 1h20

Le Roy du Bis : 5/10


Nuit Torride


La mention «présenté par» ne garantit en aucun cas la réussite d’un long-métrage et encore moins sa qualité. Durant la fin des années 90/début 2000 un grand nombre de films furent distribués et commercialisés grâce au nom d’un des plus célèbres maîtres de l’horreur, un certain Wes Craven (Le Carnaval des Âmes, Le Peuple des Ténèbres, Dracula 2001). 

Deathbed critique film

Karen et Jerry emménagent dans un loft fraîchement rénové. Lui est photographe, tandis qu’elle est illustratrice. S’ils filent la parfaite idylle, le couple traverse également des troubles sexuels. Intriguée par des bruits et phénomènes paranormaux en provenance du grenier, Karen y découvre un lit en fer forgé abandonné depuis des lustres. Séduite, elle décide de le rénover, ce qui réveille sa libido, pimentant l’activité nocturne des deux tourtereaux. Mais à mesure de leurs petites sauteries, Karen est assaillie de visions mortelles et de sensations terrible… Le lit serait-il possédé ? 

Contrairement à ce que le laisse supposer son titre, Deathbed n’est pas le récit d’un lit anthropophage mais bien celui d’un fantôme lubrique cherchant à posséder ses victimes. Mais le scénario ne s’arrête pas là, puisque le couchage sert également de figure allégorique à un trauma de jeunesse non résolu dérivant vers une forme de psychose. Si Danny Draven aborde des sujets graves tels que le viol, la pédophilie et l’inceste, ce n’est que pour mieux mettre en perspective le délitement d’un couple en pleine crise ne sachant plus comment communiquer et prendre du bon temps. L’homme se braque, et la femme se raidit pendant l’acte, occasionnant frustration et rancœur qui finiront par éclater lors du dernier acte. 

Malheureusement, les promesses d’un divertissement débridé retombent rapidement, tant l’intrigue et les effets de flippe s’éternisent en préliminaires. Pour éviter que le public ne cède aux bras de Morphée, Tanya Dempsey n’hésite pas à payer de sa personne. L’actrice à croquer en lingerie fine donne du corps à son interprétation lors d’ébats sensuels et langoureux avec celui qui interprète son petit ami. Difficile de lui résister. Il en va de même de ce lit en fer forgé que le cinéaste sait particulièrement bien mettre en valeur, nimbé de projecteurs de couleur. Entre cauchemar et fantasme, la dernière partie passe enfin la seconde avec une mécanique de prédation traversée de manifestations horrifiques. Délivrant une atmosphère aussi lugubre qu’érotiquement chargée, Danny Draven livre un thriller envoûtant à défaut d’être excitant. 

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