[Critique] – Bloody Murder 2


Bloody Murder 2 affiche film

Réalisateur : Rob Spera

Année de Sortie : 2003

Origine : États-Unis

Genre : Slasher

Durée : 1h25

Le Roy du Bis : 5/10
Thibaud Savignol : 4/10


Des Boobs pour les braves


Quand vient la fin de l’été

Cette fois, c’est la fermeture estivale du camp qui nous est contée (d’où le sous-titre Closing Camp). La pression retombe une fois les marmots fichus dehors, et les monos en herbe ont bien besoin de se détendre. On boit des bières, on roucoule en amoureux, le plus loin possible de ce con de Rick rabat-joie, qui n’a d’yeux que pour les bûches bien rangées et les chambres nettoyées au poil de cul près. Mais alors qu’une soirée autour du feu est l’occasion d’évoquer ce taré de Trevor Moorehouse, il se pourrait bien qu’il soit réellement de retour pour flanquer une déculottée à cette bande de tire-au-flanc.

Bloody Murder 2 Critique Film

Malheureusement, tandis que le premier film était un ratage sur à peu près tous les points, il parvenait à transcender son script dans sa dernière partie grâce à des twists plutôt malins. Ici on sent la tentative de redite, la réussite en moins. Les soupçons se posent trop rapidement sur ce balourd de Rick, répétant le coup du moniteur en chef comme véritable tueur. Il n’en sera rien. Trop grossière pour fonctionner, la mécanique s’enraye un peu, même si les révélations surprennent encore une fois via des pas de côté en espèce de boucle se refermant sur elle-même. Du déjà-vu, mais rien de honteux.

Libéré, délivré

Sinon côté gore, on a enfin droit aux exécutions attendues. La première tape très fort, avec ce mono dont les jambes sont lentement sectionnées à la machette, une à la fois, avant de voir sa tête exploser à coup de pierre. Une entrée en matière peut-être trop puissante, jamais égalée par la suite. Mais qu’importe, la longue mise à mort dans les douches, baignée d’une couleur verdâtre et abusant d’effets stroboscopiques fait son petit effet, tout comme cette décapitation à la tronçonneuse. On peut enfin se repaître du sang de ces innocents, bien aidés par une réalisation qui fait de la légèreté des caméras numérique un nouvel atout, cumulant les décadrages brusques et mouvements rapides d’appareils.

Un opus moins bien écrit, mais d’une générosité beaucoup plus organique et hédoniste. Ne serait-ce pas là la véritable essence du slasher ?

PS : Mention aux doublages français qui trahissent à quelques occasions leur provenance québecoise, entre expressions typiques du coin (le lunch) et anglicisations outrageusement hilarantes lorsqu’il s’agit de prononcer Trevor Moorehouse.

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