[Critique] – Le Retour des Puppet Master


Le Retour des Puppet Master affiche film

Réalisateur : David DeCoteau

Année de Sortie : 1998

Origine : États-Unis

Genre : Poupées Tueuses

Durée : 1h30

Le Roy du Bis : 6/10


L’Art de Tirer sur des Ficelles usées


Comme souvent, la franchise semble faire abstraction de ses précédents épisodes pour offrir au public une nouvelle aventure prompt à faire rêver les petits comme les grands enfants. Les poupées trouvent cette fois refuge dans le musée des horreurs du Docteur Magrew et de sa fille. Quand elles ne sont pas gardées en cage, les marionnettes se donnent en spectacle devant une foule de gens ébahis. Après avoir découvert les talents de sculpteur d’un jeune pompiste, Magrew décide de le recruter afin d’en faire son apprenti, et d’insuffler la vie à l’une de ses créations. Mais l’âme n’a pas de secret que la conduite ne révèle. 

Tourné en 35mm en à peine 8 jours, Le Retour des Puppet Master parvient encore à maintenir l’illusion même si celle-ci ne tient que sur un étroit filin. La liste des victimes s’allonge, mais pas celle de ses créations. Le marionnettiste Mark Rappaport peine à animer ses poupées dont les mouvements paraissent encore plus limités et grippés qu’à l’accoutumée. Le divorce conclu en 1995 avec le distributeur Paramount Pictures permet à Leech Woman de refaire son apparition dans la ménagerie de pantins au grand détriment de Torch. 

Le Retour des Puppet Master critique film

Ce retour timide aussi bien sur la forme qu’en pratique traduit les limites d’une production devant parfois puiser dans les stocks-shot du studio lors des attaques de marionnettes et plans de transition. En effet, les animateurs n’étaient plus en mesure de créer de nouveaux effets en stop-motion suite à la défection de David Allen, dont le cancer le tiendra définitivement éloigné des plateaux jusqu’à son décès quelques mois plus tard. 

Comme à son habitude, David DeCoteau ne peut pas s’empêcher de filmer le corps d’un éphèbe dénudé, avant de lui carrer une foreuse dans le caleçon lors d’une pénétration vive et ensanglantée. Cette séquence aussi gore que jubilatoire se conjugue à un scénario transgressant à nouveau la mythologie de la saga. Après avoir servi le bien, les poupées se retrouvent donc de nouveau mêlées à de sombres dessins, même si les impératifs de production tendent à en faire des soldats fidèles et pacificateurs n’hésitant pas à employer les grands moyens pour arriver à leurs fins. 

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