[Critique] – Dashcam


Dashcam Affiche film

Réalisateur : Rob Savage

Année de Sortie : 2021

Origine : États-Unis / Royaume-Uni

Genre : Horreur 3.0

Durée : 1h35

Le Roy du Bis : 5/10


Shut up and Blow me Annie


Dash Cam Film Critique Found Footage

Inutile d’aller chercher des velléités politiques dans Dashcam. Comme le révèle son réalisateur, le film fut tourné au lendemain de l’élection de Joe Biden à la maison blanche, baignant le film dans le climato complotiste et délétère propre à cette période contestée au pays de l’oncle Sam (l’invasion du Capitole, les pics électorales lancées par conférence de presse interposé). Face à ces gaudrioles, gags slapstick et diarrhée verbale, le public éprouve un plaisir sadique à voir la principale interprète ballotter dans une tempête de fluides corporelles et d’excréments, avant de se mettre à rapper en comparant la teub du réalisateur à un boa constrictor ou bien en traitant ses collaborateurs de pédophiles et de pointeurs.

Au volant de cette production propice à l’autodérision, Rob Savage manque de heurter le quatrième mur de plein fouet, plongeant le spectateur dans un flux ininterrompu de réactions et de commentaires haineux poussant toujours plus loin le vice de l’exploration dans des environnements lugubre (forêt, fête foraine abandonnée) propice aux effets de surgissements. Les interactions sociales de cette faune bigarrée métamorphosent les doutes, craintes ainsi que la malveillance d’un public versatile méchamment secoué par une caméra parkinsonienne donnant le tournis. Si Daschcam justifie son recours à la caméra éponyme notamment lors de ses séquences motorisés, le film n’en reste pas moins rivé aux artifices incandescent d’un genre (jump scare, saturation du son, hystérie collective, partie de cache-cache dans les ténèbres) en bout de course. Le compost de la production Blumhouse en somme. 

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