[Critique] – Scooby-Doo ! La Colonie de la peur


Scooby-Doo La Colonie de la peur affiche film

Réalisateur : Ethan Spaulding

Année de Sortie : 2010

Origine : États-Unis

Genre : Slasher Pour Enfants

Durée : 1h13

Thibaud Savignol : 6/10


Mystère et boule de poils


Pas de chance pour les vacanciers, le Boogeyman cité fait irruption dans la colonie. Alors que les festivités sont annulées, la troupe à Scooby et trois gamins qui n’ont pas reçu l’information à temps arrivent pour profiter de leurs vacances. Fred est le nouveau moniteur, lui qui a passé toute sa jeunesse à arpenter le camp du Petit Élan. Mais ces étranges phénomènes vont évidemment pousser l’équipe à enquêter.

Série culte depuis la fin des années 60, Warner a enchaîné les longs-métrages d’animation depuis le rachat d’Hanna-Barbera en 1996. La Colonie de la peur est en 2010 le 15e, sur une liste qui en compte actuellement 38, le dernier étant Scooby-Doo et Krypto. Au rythme de plusieurs projets par an sur deux décennies, l’ensemble est inégal, aussi bien en terme d’animation que de narration. À cette époque le dessin commence à gagner en qualité et à se stabiliser, tandis que les scénarios accumulent les rencontres improbables avec tout le bestiaire fantastique ou la pop culture (Halloween, zombies, fantômes, dinosaures …).

Scooby-Doo La Colonie de la peur Critique Film

En faisant un détour par la slasher des années 80, les scénaristes en profitent pour exploiter leur immense terrain de jeu. Ce n’est pas un, mais trois monstres que notre team va devoir affronter : l’Homme des bois donc, mais aussi le garçon du lac ainsi que le fantôme du canyon. En résulte trois ambiances différentes, trois façons de susciter la peur et de ne pas rapidement tourner en rond, les meurtres étant bien évidemment bannis ici.

Malgré quelques éléments 3D pas toujours heureux, l’ensemble affiche un rendu solide, clair et précis. Les monstres ont plutôt de l’allure et la variété des décors permet un renouvellement d’intérêt constant. Comme il n’y a pas besoin de présenter chaque personnage, les seulement 70 minutes délivrent un rythme alerte et un enchaînement de péripéties presque non stop. Sans oublier de parsemer le tout de gags assez enfantins, public visé obligé, avec ces deux gaffeurs que sont Sammy et Scooby. Mais pour qui aura gardé son âme d’enfants, pour sûrs que quelques sourires émailleront vos visages.

On se retrouve ici avec un ton qui rappelle fortement Chair de Poule et Fais-moi peur, deux incontournables des années 90. La mise en scène reprend des éléments horrifiques archétypales pour livrer quelques séquences d’angoisse à base de nuit noire, d’orage, de tueur à la hache et de fantôme effrayant, tout en atténuant leur intensité. Ainsi, pas de sueurs froides en vue si l’on a plus de huit ans.

Quant au script, dans la pure logique de la saga, il multiplie les sous-intrigues et fausse pistes avant de délivrer sa conclusion tarabiscotée. Forcément les masques tombent, littéralement, et de s’écrier «c’était donc le concierge du musée !». Impossible alors de ne pas penser au célèbre épisode de South Park avec Korn et le mystère mystérieux des pirates fantômes, sans doute la parodie ultime de Scooby-Doo. Nibblet !

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