[Critique] – Pyramide


Pyramide Affiche Film

Réalisateur : Grégory Levasseur

Année de Sortie : 2014

Origine : États-Unis

Genre : Tombeau Maudit

Durée : 1h29

Le Roy du Bis : 3/10
Thibaud Savignol : 2/10


Anus Bis


Sur le site archéologique de Gizeh, la communauté scientifique est en émoi suite à l’excavation d’une pyramide à trois faces. Les égyptologues en herbe, curieux de savoir ce qui s’y terrent malgré les interdictions et avertissements lancés par le gouvernement, vont donc y pénétrer à l’aide d’un rover. Et avec un budget estimé à 6,5 millions de dollars, Grégory Levasseur a pu voir les choses en grand, à travers un environnement labyrinthique garni de chausses trappes et de pièges mortels. 

Pyramide Critique film Alexandre Aja Found Footage

Contrairement à ce que laisse supposer l’affiche du film, nous ne verrons jamais l’ombre d’une momie dans Pyramide. La menace prend donc la forme d’ une horde de chacals faisandés, probablement évadés des stocks shots du Roi Scorpion. De là dire que le petit Grégory vendrait du sable aux arabes, il n’y a qu’une dune que l’on ne franchira pas. Cumulant les tares et erreurs du débutant, le cinéaste peine à freiner ses ardeurs artistiques, proposant des prises de vues insolites, quelques superbes compositions, contrechamps et point de vue omniscient impossible à justifier sur le plan diégétique. Dès lors, la suspension consentie de l’incrédulité se dérobe au public comme le sol sous les pieds des protagonistes. 

Ne sachant par quel angle aborder son histoire, Grégory Levasseur s’en remet donc à une série d’énigmes factices, ainsi qu’aux divinités égyptiennes et ordre franc-maçonnique. À mesure que le réalisateur s’enlise dans les arcanes de la mythologie égyptienne digne d’un numéro de Science et vie Junior, le film s’enfonce dans l’antichambre du nanar. Et alors qu’un soldat armé d’une AK se fait plier comme un baklava par le dieu Anubis lui-même, le public sceptique s’attend à voir débarquer Maître Gims de nulle part pour lui donner des leçons d’histoire. 

Naturellement ce ratage dans les grandes largeurs, alignant tous les poncifs, ressorts, et artifices du genre (shaky cam, jump-scare etc.), ne serait rien sans une gestion chaotique de l’espace ne rendant jamais honneur à ce décor plongé dans une semi-obscurité. Les comportements irrationnels sont à l’avenant, si bien que l’on finira par lever les yeux au plafond, seul véritable échappatoire vers lequel se tourner puisque chaque passage emprunté ne débouchera qu’au point de départ initial. Ce flegmatisme narratif assorti d’une résolution (la pesée du cœur) réduit à l’état de hiéroglyphe se traduit par une fin aussi conventionnelle que possible, au terme d’une ultime ascension qui n’avait franchement rien d’éprouvante. 

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