[Critique] – Petrified


Petrified affiche film

Réalisateur : Charles Band

Année de Sortie : 2006

Origine : États-Unis

Genre : Momie Lubrique

Durée : 1h11

Le Roy du Bis : 4/10


Charles Débande


En 2006, Charles Band part en vadrouille sur les routes des Etats-Unis afin de présenter son univers au grand public.  «Quand vous avez une idée, vous pensez de suite devenir millionnaire… Et puis en buvant votre café, vous dites, bon, ça avait l’air bien… mais vous continuez quand même à rêver.» s’exprime le principal intéressé face au public. Conquis par le show, les anecdotes de William Shatner, ainsi que par la prestation musicale du fiston Axel Band (chanteur du groupe The Calling, célèbre pour son titre «Wherever You will go»), les fans les plus fidèles n’hésiteront pas à sortir le chéquier afin de bénéficier d’un statut de producteur exécutif sur le prochain film du studio. Tourné en à peine six jours, Petrified tend à marquer la nouvelle orientation de la Full Moon vers le nanar totalement assumé.

En écartant The Creeps de l’équation, où Band livrait un état des lieux ironique du cinéma d’épouvante-horreur classique, réduisant les monstres sacrés de la Universal à de vulgaires sobriquets, il lui restait encore à adopter la momie au sein d’une de ses productions. Seulement chez Full Moon, on ne fait rien comme tout le monde, et la créature sera donc d’origine extraterrestre. L’intrigue tournera autour de la spoliation de sa carcasse et de son réveil, tandis que le costume sera en partie recyclé d’une autre production.

Petrified critique film

«Son pouvoir est terrifiant. Sa cruauté sans limite. Cette créature est l’incarnation du mal absolu.» Un marché noir ayant pour objet le recèle d’un cadavre tourne mal, et le sang versé en offrande va permettre à la momie de revenir à la vie. Après avoir été témoin du meurtre un enquêteur du FBI trouve refuge au sein d’un institut réservé aux femmes nymphomanes. La présence du policier ne va pas laisser les résidentes totalement indifférentes. Malheureusement, la créature belliqueuse compte bien garnir son tableau de chasse, glaçant de marbre toutes les victimes qui ont le malheur de croiser son regard maléfique.

Tout le monde s’agite mollement dans Petrified, comme «pétrifiés» par les enjeux du film. Les enquêteurs du FBI font mine de s’intéresser à cette enquête sans queue ni tête. Un maniaque tente de harceler le personnel féminin, et un docteur atteint de la folie des grandeurs cherche à trouver un remède au vieillissement avec l’aide des hormones sécrétées par ses patientes. Inutile de dire que ce sérum ne peut être extrait que chez les sujets féminins. Seule la momie lubrique fait preuve d’un minimum de vigueur dans cet exercice, sortant le spectateur de son indolente torpeur, et ce malgré les séances de saphisme plutôt attrayantes de plusieurs bimbos recrutées pour l’occasion. Finalement, la brillante ébauche de Charles Band tenait mieux sur le papier qu’en pratique, confirmant le célèbre adage qu’une bonne idée ne suffit pas toujours à faire un bon film.

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