[Critique] – The New Kids


The New Kids affiche film

Réalisateur : Sean S. Cunningham

Année de Sortie : 1985

Origine : États-Unis

Genre : Jeunesse Dévoyée

Durée : 1h29

Le Roy du Bis : 6,5/10
Thibaud Savignol : 6,5/10

Sortie sur la Plateforme Shadowz : 15 août 2025


Santa’s Slay Funhouse Massacre


Sean S. Cunningham ne se limite pas seulement à châtier les adolescents des camps d’été. Le voilà désormais prêt à investir les parcs de loisirs pour faire de l’ombre à l’oncle Disney. La morale y est presque aussi bien pensante que dans l’un de ces contes pour enfants, à ceci prêt que la violence engendre la violence dans un cycle sans fin et perpétuel de destruction. 

À la suite du décès tragique de leurs parents, Loren et Abby doivent déménager chez leur oncle en Floride afin de l’aider à retaper une fête foraine miteuse. Malheureusement, leur intégration sera chahutée par une bande de ploucs, entre brimades quotidiennes, bagarres, et harcèlement sexuel. Mais ce que les membres du gang ne savent pas, c’est que les deux adolescents ne sont pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. 

À l’instar de Class 1984, The New Kids est un fantasme de boomer-reaganien dans lequel une jeunesse perverse et dévoyée cherche à pourrir la vie à une noble famille américaine, en tout bien toute horreur évidemment. Les méchants sont pourris jusqu’à la moelle, et les gentils patriotiques presque trop bons pour être honnêtes. Tout droit sortie de son Quartier Chaud, James Spader crève l’écran dans le rôle de ce délinquant pervers narcissique, à la tête d’une meute de péquenauds nourris à la drogue, pervertit à l’ultra-violence (combat de chiens) et porté sur les armes à feu. 

The New Kids critique film

Vendu par ses visuels racoleurs comme un slasher horrifique se déroulant dans une fête foraine abandonnée, The New Kids n’est pas tout à fait ce qu’il prétend être, mais ne ment pas pour autant sur la marchandise. Le film est à l’image de cet oncle bourru rabattant les clients pour leur vendre la 7ème merveille du monde : un boniment de série B occulté dans la masse de slashers et de la teensploitation des années 80. De par sa nature même d’œuvre destinée à l’exploitation, le long-métrage se condamnait d’emblée comme son parc d’attraction, à finir abandonné sur le bas côté avec son générique introductif digne de Notre belle Famille avec Sasha Mitchell et Patrick Duffy. 

Aussi, peu importe les railleries, violences, et harcèlements sexuels abordés, The New Kids reste avant tout un tour de train fantôme destiné à choquer le chaland. Au détour d’un sinistre couloir, la jeune Abbie se retrouve prise en étau par ses agresseurs. Cette séquence aurait pu constituer le point de bascule culminant et faire écho dans le temps à un autre film ayant largement retourné l’opinion public (Irréversible). Mais le film de Sean S. Cunningham n’ira jamais plus loin que des provocations, caresses dans les cheveux et baisers volés, au détour d’un petit jeu machiavélique à souhait mêlant un bidon d’essence et une allumette enflammée. 

L’échec du film reste donc somme toute relatif compte tenu de son climax particulièrement original et haletant dans les attractions de ce parc abandonné. À cette occasion, les installations permettent d’orchestrer quelques mises à mort spectaculaires une fois détournées de leur utilisation première. Divertis par l’allégresse de ces règlements de comptes à mains armées, ces bastons de forains et ces malencontreux accidents corporels (électrocution, chute mortelle, décapitation, incinération, et plus si affinités), le plaisir demeure intact malgré le poids des années.

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