[Critique] – Survivors Omega Diary


Critique Film Survivors Omega Diary

Réalisateur : Benjamin Cooper

Année de Sortie : 1999

Origine : États-Unis

Genre : Potentiel Post-Apocalyptique

Durée : 1h35

Le Roy du Bis : 4/10
Thibaud Savignol : 4/10


Les Culs de Feu


L’amour finit souvent par trépasser, mais une vraie amitié résiste aux temps, à l’épreuve des disputes et de tout jugement. Il n’y a qu’en restant cloîtré durant plusieurs jours dans un appartement étriqué, à renifler l’odeur des flatulences et à supporter une vilaine logorrhée verbale que l’on peut savoir réellement ce que vaut une relation. Non content de survivre à une méga diarrhée l’auteur de ces lignes a choisi de s’enfermer plusieurs jours durant avec le rédac’Chef du site pour regarder des nanars arrosés de bières de poutine bien grasse. Omega Diary était le film inaugurant ce souvenir impérissable.

Radiations mortelles

Il n’en restera qu’un

Faute de moyens pour simuler la fin du monde, le réalisateur Benjamin Cooper préfère s’attarder sur les simagrées de ses personnages. Les tensions vont inévitablement s’accentuer en raison de la promiscuité, du rationnement et des oppositions de leadership, ainsi que du manque d’air conditionné. Stanley, le vétéran du groupe radotant ses vieilles anecdotes de combat au Vietnam est en réalité un sociopathe psychorigide et protocolaire, dirigeant la bergerie d’une main de fer.

Il faut un responsable en toute occasion, et rien de tel qu’une apocalypse pour qu’un laveur de voiture, ou un chômeur de longue durée ne se mettent à jouer les chefs autoproclamés ou les survivalistes expérimentés, après avoir accumulé 500 heures de jeu sur Fallout 4 entre deux sites porno. Face à Stanley et son fidèle sobriquet Cyrus, il y le gros Paul qui se plaint tout le temps et puis il y a Rusty, l’animateur radio qui va s’improviser comme le héros. C’est aussi le seul homme à peu près potable et équilibré avec lequel Ambre puisse daigner repeupler l’humanité, bien que ce dernier soit marié. Évidemment, le bougre ne mettra pas longtemps à oublier sa compagne et son enfant, tout juste deux heures après les retombées. Le plus drôle sera de les entendre baiser et comploter dans le placard à balais leur servant de toilettes de fortune et de garde-manger, puisque le décor ne doit pas faire plus de 30m².

L’amateur de nanar retrouvera toutes les particularités et le charme de ces films prédestinés au marché de l’occaz’ : des rush mal étalonnés, un rythme mou du genou, une VF complètement éclatée, une mise en scène totalement anecdotique et un scénario incohérent et cousu de fil blanc. Pourquoi vouloir s’infliger un tel calvaire et souffrir inutilement quand on peut mourir immédiatement ? La question ne se pose même pas puisqu’il faut bien justifier la connerie de ces gens, qui ; comme on l’aura deviné rapidement grâce au véritable titre du film ; ne s’avèrent être que des cobayes destinés à nous divertir. Finalement la seule déflagration ce soir là, elle sortait de nos culs…

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