[Critique] – Leprechaun Returns


Leprechaun Returns affiche film

Réalisateur : Steven Kostanski

Année de Sortie : 2018

Origine : États-Unis

Genre : Créature Mécontente

Durée : 1h26

Thibaud Savignol : 6/10


L’Or Maudit


On fait donc table rase des six épisodes précédents pour inscrire Leprechauns Returns comme suite directe à l’opus original de 1993. Lila Reding, fille de Tory Redding jadis interprétée par Jennifer Aniston, se rend à Devil’s Lake pour intégrer une sororité à l’université. Alors que les filles tentent de bonifier leur lieu de vie, la créature maléfique est, par un joli tour de passe-passe, de retour pour traquer son or et occire ceux qui se dresseront en travers de son chemin.

Leprechaun Returns Critique Film Steven Kostanski

Ce n’est certainement pas l’originalité du scénario qui brille dans ce nouveau volet. En tout juste 85 minutes au compteur, le long-métrage est avant tout là pour faire plaisir aux inconditionnels de la saga et du slasher. Mise à part notre protagoniste principale, les autres personnages sont sommairement introduits. On retrouve ainsi la fêtarde, l’écolo casse-couille, la folle du cul, un beau gosse à deux neurones et un apprenti cinéaste aussi insupportable que les rédacteurs de l’Écran Barge, à ne parler qu’en références cinéphiles. Sachant qu’on devine de plus un budget serré, du genre à n’acheter que du café Éco+ pendant le tournage, la réussite du projet devenait précaire.

Heureusement que Kostanski, le geek de service, va assurer là où l’attend vraiment, insufflant pour la première fois à la série un vrai esprit gore et sale gosse. Le ton est donné dès la renaissance du Leprechaun en question, qui sort littéralement des entrailles d’Ozzie Jones, un caméo du premier film. Un bide explosé, un visage belliqueux qui apparaît et la punchline qui va bien. Comme le prouva par la suite la filmo de Kostanski, le garçon ne s’est jamais remis des années 80. Ses dernières réalisations en sont la preuve irréfutable, entre la très chouette comédie de marionnettes Frankie Freako et l’heroic fantasy de Deathstalker.

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