[Critique] – Dreaming Purple Neon


Dreaming Purple Neon affiche film

Réalisateur : Todd Sheets

Année de Sortie : 2016

Origine : États-Unis

Genre : Bad-Trip Infernal

Durée : 1h48

Le Roy du Bis : 7,5/10
Thibaud Savignol : 6/10


Un Bad-Trip d’Enfer


Alors que les films distribués dans les vidéoclubs bénéficiaient de superbes illustrations mais n’étaient que rarement à la hauteur des attentes fixées par son public, le film de Todd Sheets ne ment pas sur la marchandise. Du métal, des boobs, des gros mots, et des créatures échappées des Enfers. Le gore est en fête. Rien ne manque à l’appel de ce divertissement dépravé produit pour quelques malheureux dollars. Alors qu’une nouvelle drogue appelée «Purple Neon» fait son apparition dans le milieu des toxicomanes, des créatures démoniaques menacent de s’emparer de la Terre. Cette substance hallucinogène transforme ses utilisateurs en bêtes sanguinaires à la solde d’une reine machiavélique, qu’une bande de survivants devra combattre afin d’empêcher l’apocalypse. Rien que ça. 

Dreaming Purple Neon critique film

À la manière d’un train fantôme, Todd Sheets nous invite d’une pièce à l’autre à découvrir son carnaval d’âmes damnées, peuplé de zombies lubriques, d’hommes troncs, d’araignées humaines et tout un tas de créatures protéiformes. Les décors et environnements semblent avoir bénéficié du même soin que les maquillages et effets spéciaux. Chaque pièce digne d’un escape game sadomasochiste est remplie d’objets et d’instruments de torture visant à prolonger le calvaire des survivants (ce dealer agonisant sous l’effet d’une foreuse dans le caleçon).

La mort n’y est jamais douce et reposante, et ne peut résulter que d’une lente et terrible agonie, accoucher des pires souffrances et déformations organiques. Les affrontements se soldent dans des corps à corps sauvages, les lames pénètrent les chairs, les corps sont mutilés, éviscérés, martyrisés. Les démembrements moyenâgeux exécutés à coup de hache charrient des flots de sang servant d’encre à l’écriture du Necronomicon. Tout ce qui précède ne vise qu’à nous préparer à une horreur toujours plus répugnante que la précédente dans un concert de cris, de tortures, de sacrifices humains, et d’orgies. 

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