[Critique] – Gingerdead Man


Gingerdead Man film

Réalisateur : Charles Band

Année de Sortie : 2006

Origine : États-Unis

Genre : Pain D’Épices Tueur

Durée : 1h10

Le Roy du Bis : 6/10


Mauvais Goût Assumé


Ce biscuit désinvolte cherche à se venger de la boulangère qui l’a envoyé griller sur la chaise électrique. Avec un tel concept, Charles Band s’est certainement convaincu qu’il tenait là un concept suffisamment vendeur et décalé pour rameuter du monde derrière le studio. Le personnage est donc filmé dans une succession de gros plans, jurant comme un charretier avant d’équarrir ses victimes au pistolet ou bien avec tout une série d’objet lui passant sous la main (couteau, voiture, rouleau à pâtisserie…).

Gingerdead man film critique

Malheureusement, Charles Band n’a pas mis beaucoup de cœur à l’ouvrage, bien plus motivé par sa communication tirant sur la provocation et les insanités. Gingerdead Man affiche beaucoup trop de carences et de retenue dans sa mécanique de prédation. Tout le film est conçu dans le même moule et souffre d’une mise en scène fainéante au cachet télévisuel, qui n’a pas dû ruiner les caisses du studio. Le décor se limite à l’arrière-boutique d’une échoppe. Et ce n’est pas les quelques répliques proférées par son pain d’épice carnassier qui relèveront le niveau de la racette. Peu ragoûtant, les gags et mises à morts n’offusqueront donc que les jeunes vierges effarouchées.

Heureusement le réalisateur peut compter sur le design absurde et grotesque de sa créature confectionnée par John Carl Buechler, ainsi que sur le charisme de son doubleur (Gary Busey). Filmé dans une succession de gros plan, la créature amuse avec ses répliques sardoniques et ses ricanements pervers. Le casting destiné à la chair à pétrir est à l’avenant, y compris Robin Sydney, introduite par son producteur et futur mari comme une égérie à en devenir. L’amour rend aveugle, c’est bien connu.

Le making of du film nous dévoile également les différents aspects de la personnalité de Charles Band. L’ensemble du casting probablement motivé par une gratification salariale témoignent de sa générosité, son intelligence et de son intégrité. Bienveillant, chaleureux, intentionné avec ses équipes bien qu’un brin filou, le réalisateur n’hésite pas à aller au-devant d’une actrice transit de froid, le corps nue recouvert de crème chantilly, afin de lui offrir du réconfort avec un bon chocolat chaud. Mais quel homme, quel cinématographe de génie ! Gloire à Charles Band ce Walt Disney de la série bis ! Le public cible n’ira pas pour autant quémander du rab de dessert.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut
Optimized with PageSpeed Ninja