[Critique] – The Revenge of Robert


Revenge of Robert the Doll affiche film

Réalisateur : Andrew Jones

Année de Sortie : 2018

Origine : États-Unis

Genre : Poupée hantée

Durée : 1h17

Thibaud Savignol : 2/10


Flash Back


En effet, plutôt que de reprendre Amos là où l’avait laissé en 1941, Andrew Jones a jugé bon de revenir en 1939 pour raconter comment le livre ancien aux formules mystiques est arrivé dans les mains du marionnettiste. Il se lance alors dans une sorte de drame intimiste claqué au sol, où une femme battue trouve refuge auprès d’un vagabond, lui-même salaud patenté, avant de finir sous le toit d’une âme charitable, qui ne le sera pas bien longtemps. Inintéressant au possible, desservi par des acteurs totalement perdus (mention à Gareth Lawrence en clochard violent outrancier au possible), les 40 premières minutes constituent un calvaire incompréhensible.

Revenge of Robert film Critique film Andrew Jones

La demi-heure restante s’active un peu : un agent SS et son homologue britannique traquent le vieux Amos et son livre mystique dans un train en route pour Nuremberg (clin d’œil clin d’œil). Décidément dans une forme Nolanienne, Jones en profite pour greffer une nouvelle timeline, illustrant la vie passée de l’artisan lorsqu’il perdit ses deux enfants ; les poupées apparaissent ainsi comme ses bambins de substituions. De l’explicatif et de la psychologie de comptoir à tout va, pas sûr que la saga en sorte grandie à disséquer les moindres zones d’ombre de son univers.

Après un climax du pauvre, tout l’inverse de l’opus précédent, où Robert apparaît enfin le temps de 30 secondes pour occire un opposant (la seconde arnaque du long-métrage), c’est reparti pour un dernier twist scénaristique de derrière les fagots. L’œuvre n’est en fait qu’un préquel au premier film, cherchant à lier ce qui n’avait pas besoin d’être lié. D’une pauvreté extrême sur tous les plans (ah les jolis giclées de sang numérique façon Paint), The Revenge of Robert marque un coup d’arrêt pour la saga, jusque là imparfaite mais parsemée de quelques bonnes idées et pas dénuée d’un certain charme. On croise les doigts pour l’ultime chapitre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut
Optimized with PageSpeed Ninja