[Critique] – Knights Les Chevaliers du Futur


Knights affiche film

Réalisateur : Albert Pyun

Année de Sortie : 1993

Origine : États-Unis

Genre : Post-Apocalyptique

Durée : 1H30

Le Roy du Bis : 5/10


Les Nouveaux Maîtres du Monde


Knights nous plonge dans un désert post-apocalyptique où un ordre de chevaliers cherche à asservir les rares survivants humains. Les cyborgs sont ici le mal incarné. Leur réacteur noir et froid pompe du sang comme le nôtre, irriguant leur minuscule mémoire vive, ce qui déclenche en eux des crises de vampirisme et des comportements violents. Mais la révolte gronde et le salut ne pourra venir que d’un autre cyborg, missionné pour exterminer ses pairs corrompus. Pour l’aider dans sa quête, il sera accompagné de Néa, une humaine dont le moteur est la vengeance pure.

Knights critique film

Dans Knights, Pyun alterne entre le pire et le meilleur. Les mano-à-mano mêlant chevalerie et arts martiaux témoignent de son goût pour le grand spectacle. Le chef-op Georges Mooradian transcende les paysages désertiques de Monument Valley à travers son format cinémascope et une série de plans composites saturés de filtres colorés, donnant au long-métrage des allures de bande dessinée. Les duels crépusculaires à l’épée rappellent même, par moments, les chanbara de Kenji Misumi, avec ses mises à mort aussi sanglantes que spectaculaires.

Mais le film ne se prive pas de pochades totalement nanardesques : des cyborgs vénérant un vibromasseur, un climax où l’héroïne tabasse une douzaine de traîne-savates avec l’aide d’un acolyte unijambiste… Lance Henriksen, conscient du ridicule, s’en donne à cœur joie en incarnant un capitaine-crochet bédouin baveux, exultant devant les combats d’esclaves. La version française n’arrange rien et tend à accentuer le côté grotesque de l’entreprise.

Kathy Long avait beau jouer comme un pied, elle savait néanmoins les lever pour les flanquer à la gueule de ces chevaliers en djellaba, quand Kris Kristofferson se contente de faire des brochettes d’oeils crevés avec sa machette ou d’envoyer des talibans dans les airs sans leur accorder une dernière prière. La fin ouverte, annonciatrice d’une possible suite à la Nemesis ne trompe personne… Et si aucune séquelle n’a jamais vu le jour, la raison n’est pas bien difficile à deviner. Mais l’essentiel est ailleurs. Car Knights reste avant tout un accident de parcours, sincère et naïf. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut
Optimized with PageSpeed Ninja